
I’m not dead yet.
Une dernière note.
J’aurais pu partir et me taire…J’aurais pu.
Mais le silence n’a jamais fait avancer.
Alors parler, puis se taire.
Je doute que quelqu’un passe encore par ici, mais qu’importe, j’aurais écrit c’est l’essentiel. La majorité survoleront ces quelques lignes et oublieront. Ceux qui veulent comprendre, liront tout, cliqueront partout, réfléchiront peut-être.
Où on enterre le héros,
Toute histoire a un début et une fin.
Quatre années à raconter sa life, à dégainer des blagounettes à 2 balles pour cacher ses malheurs.
L’humour (= la politesse du desespoir), comme bouclier.
Quand on a besoin d’aide, qu’on va mal, il faut le dire, ne pas avoir honte d’appeler au secours, ne pas commettre l’erreur que j’ai commise de garder tout pour moi jusqu’à ce que ça me fasse péter les plombs.
Et comme un blog sur les tourments d’un jeune homme hanté par le remord, habité par la culpabilité et la honte, ne serait pas très drôle autant arrêter là et enterrer Littlefrench.
…remercie les participants,
Alors je remercie ceux qui ont soutenu Fanny, ceux qui ont vu plus loin que le bout d’un article de presse, ceux qui ont envoyé quelques pages de magazine, qui me racontent leur vie ou qui m’envoient des mots ou des images pour égayer un peu mes murs gris, ceux qui m’ont envoyé la photo de leur tronchounette pour que je me sente un peu accompagné et moins seul. A ceux-là merci. Merci pour tous ces sourires.
Je remercie plus que tout, ceux qui prennent (ou ont pris) le temps de m’écrire au moins une fois. Ca m’a parfois évité la pendaison.
Merci à ceux qui me laisseront une chance. A ceux qui savent qu’une vie ne peut se résumer à ça.
…crache sur les méchants,
Je conchie avec concupiscence ceux qui ont tourné la tête pour ne pas voir le type se noyer, ceux qui croient savoir et n’ont pas pris le temps de vérifier leurs infos, ceux qui ne croient pas au repentir, ceux qui ont oublié d’être fidèles en amitié, ceux pour qui accusé veut forcément dire coupable, ceux qui jugent plus vite que leur ombre…
A ceux-là je souhaite tout le bonheur du monde. J’espère que jamais ils n’auront à connaître la solitude, le rejet qu’entraînent la maladie, les accidents, les erreurs…, le désespoir et les larmes.

…donne de ses nouvelles,
Aujourd’hui je suis capable de répondre à la question posée par Dylan : How does it feel ?
Je me suis mis tout seul là-dedans, je m’en sortirai seul (ou presque).
Mais toute marque de sympathie rend plus fort, rassure la nuit lorsqu’il fait noir et froid. C’est dans ces moments d’extrême solitude qu’on réalise pleinement la chaleur contenue dans un sourire.
Autant d’étoiles dans un ciel de nuit ; je souhaite à chacun de découvrir cela.
Mon ciel est rempli d’une dizaine d’étoiles. Suffisamment pour illuminer mon univers mais comme il paraît que l’univers est infini tout nouveau sourire sera le bienvenu.
…vide se conscience,
« Oublier c’est humain, agir aussi ».
Oublier le passé ? non, impossible. Je vais devoir vivre avec ça toute ma vie. Moi je n’oublierai pas, j’espère que les autres oublieront, eux ont le droit d’oublier.
On me reprochera toujours mon passé alors que ce qui compte c’est le présent et le futur.
Démarrer une nouvelle vie, une vie toute neuve et ce coup-ci vraiment vivre.
Soigner ma timidité maladive. Ne plus " fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve ". M’appliquer à rendre la gentillesse que j’ai reçue et devenir quelqu’un de bon.
Pour l’heure une jeune âme et en faire un jeune homme digne et respectable.
Et puis se balader, passer entre les gouttes et " enjoyer " sa life.
Sourire, rire, pleurer : vivre quoi.
Se découvrir une nouvelle philosophie. Quelque chose proche de l’existentialisme, une philosophie honnête.
Le Hagakuré enseigne : Tomber 7 fois et se relever 8.
Le Hagakuré, ma bible depuis quelques années même si je l’ai jusqu’à lors pitoyablement mis en pratique.
Je dois me rattraper.
Heureusement une fois sorti j’aurai une vie toute neuve où je pourrai repartir à zéro, tenter de me racheter, devenir un meilleur moi-même, ne plus faire semblant de vivre.
J’ai jamais été doué pour " la vie ".
Alors ok, garder quelques trucs de mon ancienne vie comme continuer de vivre avec poésie.
Pour le reste apprendre, j’ai tout à apprendre.
Apprendre à aimer la vie et à en " célébrer ses mystères " disait Saroyan.
Je ne sais même pas faire un café, c’est dire.
Réapprendre la liberté sera dur mais with a little help… (c’est bon tout le monde connaît la chanson) j’y arriverai.
Je dois saisir toutes les mains tendues présentes et à venir.
En attendant on va essayer de tenir le coup et d’en sortir vivant.
…et rêve.
L’homme heureux se permet de donner des conseils, le condamné aussi.
Vivez, n’attendez pas que les choses viennent à vous.
Ecoutez Vincent Baguian.
Savourez les jours de pluie et le moindre macaron au chocolat qui passent.
Allez aux concerts de Butterfly Boucher parce que life is short et qu’on s’en rend compte toujours trop tard.
Provoquez des sourires et ne perdez pas votre temps à vous fâcher avec les gens.
If you don’t enjoy your life make them enjoy theirs.
La morale de l’histoire ?
Un peu tôt puisque l’histoire reste à écrire. Tachons d’en faire une jolie avec une happy end.
(même s’il n’y a pas de secret : le héros meurt à la fin).
On peut difficilement partir de plus bas. Partir de rien (voire moins que rien) et voir jusqu’où on ira.
Ca fait peur mais c’est tentant. Alors en avant, calme et droit.
Est-ce que j’y arriverai ?
Est-ce qu’un jour ma vie ressemblera à un épisode de Gilmore Girls ?
« On ne peut s’échapper d’un univers si on révèle sa cachette à tout le monde ».
Littlefrench
2004-2008
So now I can die.
(en fait il est juste endormi et se réveillera dans 100 ans lorsqu’une belle princesse déposera un baiser… mais comme plus personne ne croit aux contes de fées...)